Mère et fille, ou la première déception… (1863)
“ Te fit de l'avenir une plus douce image ; — 7 — N'est-ce pas, mon enfant, que dans mon coeur discret Tu laisserais tomber ce douloureux secret. Que mon enfant pour moi n'ait jamais de mystère ; Car même en te grondant je resterai ta mère. Mais laisse-le bien loin, ce terrible avenir. Dieu nous a condamné, mères, à bien souffrir; Lorsque de notre enfant l'affection se retire, Il nous faut, sans murmure, accepter le martyre. Qu'en attendant du moins ce douloureux moment, Je puisse posséder, seule, tout mon enfant. ”
