Résumé

Mère et fille, ou la première déception… (1863)

Te fit de l'avenir une plus douce image ;
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N'est-ce pas, mon enfant, que dans mon coeur discret Tu laisserais tomber ce douloureux secret. Que mon enfant pour moi n'ait jamais de mystère ; Car même en te grondant je resterai ta mère. Mais laisse-le bien loin, ce terrible avenir. Dieu nous a condamné, mères, à bien souffrir; Lorsque de notre enfant l'affection se retire, Il nous faut, sans murmure, accepter le martyre. Qu'en attendant du moins ce douloureux moment, Je puisse posséder, seule, tout mon enfant.
Source : Gallica

Mère et fille, ou la première déception… (1863)

Oh! non!... tu le vois bien; l'homme n'est qu'un menteur;
Chez lui la vanité tient la place du coeur.
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Triompher d'un enfant! quelle conquête insigne? Jouer à la passion, quel rôle! c'est indigne. Pour si peu, ne vas pas, enfant, te désoler; Reposes sur mon coeur et viens t'y consoler. Car je t'aime, vois-tu, je t'aime avec ivresse; Moi, je n'ai pas besoin, pour former ma tendresse, De répéter mon rôle, et par un jeu cruel D'exercer sur autrui mon amour maternel.
MARGUERITE.
De mes petits chagrins, je suis presque guérie, Je sens que je commence une nouvelle vie.
Source : Gallica

Mère et fille, ou la première déception… (1863)

Tout çà , confusément me fait un doux mirage, Vers lequel, bien souvent, malgré ma volonté, Mon coeur, en t'aimant bien, se trouve transporté; Je puis bien un moment alors être rêveuse ! Rêveuse!.... mais rêver ce n'est pas être heureuse N'est-ce pas? Oh! je sais où trouver le bonheur; C'est là, mère, vois-tu, c'est là, près de ton coeur.
Source : Gallica

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