Napoléon Peyrat

Résumé

Napoléon Peyrat,  Napol le Pyrénéen

“ Sont morts aussi, mordant leurs vieux sabres usés
Sur tous ces rochers de l’Espagne.
Dis-moi, toi qui les vis, quand ils tombaient ainsi,
Étaient-ils grands, et grand notre empereur aussi,
Comme ton oncle Charlemagne ?
Ah ! si vers l’Èbre, un jour, passaient par Roncevaux,
Nos soldats, nos canons, nos tambours, nos chevaux,
Et nos chants tonnant dans l’espace,
Lève-toi pour les voir, lève-toi, vieux lion :
Plus grande que ton oncle et que Napoléon,
Viens voir la liberté qui passe !
”
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Napoléon Peyrat,  Napol le Pyrénéen

“ Et Roland leur disait : « Mes petits oiselets,
Un moment, vous allez avoir bons osselets
Et belles carcasses de Mores ! »
Un mois il les faucha, sautant de mont en mont,
Jetant leurs corps à l’aigle et leur âme au démon
Qui miaule et glapit par saccades ;
Les âmes chargeaient l’air comme un nuage noir,
Et notre bon Roland, en riant, chaque soir,
S’allait laver dans les cascades.
Mais tu tombas, Roland ! — Les monts gardent encor
Tes os, tes pas, ta voix, et le bruit de ton cor,
Et, sur leurs cimes toujours neuves,
Ont, comme un Sarrasin, une nue en turban
”
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