Numa Blès,
Les vacances de nos grands hommes
(1904)
“ Moi, dit Rostand, d'un air très digne, Dans ma retraite de Cambo Je vis sans écrire une ligne : Le temps est pur, le ciel est beau ! De temps en temps je me repose, Je prends ma plume et mon buvard, Et j' écris cinq actes en prose Que j'destine à Sarah Bernhardt. Moi, dit Paul Gavault, je m'amuse Tout tranquill'ment à canoter ; D'ailleurs, pour courtiser la Muse Je trouv' qu'il fait trop chaud l'été ! Mais comme l'on doit, et pour cause, Fair' ses provisions pour l'hiver ”
