Résumé

Obsèques de Mademoiselle Dominge… (1887)

Elle avait la mémoire du cœur, et quand une élève quittait l'école, elle continuait de la suivre et de lui faciliter par de sages exhortations les premiers essais dans les fonctions délicates de l'enseignement primaire. Prodigue de son affection , elle exigeait que l'on s'en montrât digne ; car, si elle ouvrait son cœur à toutes, c'était moins pour les joies fécondes dont l'âme s'emplit quand elle se donne, que pour les résultats bienfaisants qu'elle savait devoir obtenir de sa sympathie éclairée.
Source : Gallica

Obsèques de Mademoiselle Dominge… (1887)

Vous qui n'entendrez plus sa voix, ni pour enseigner ni pour conseiller, vous dont elle surveillait le travail, dont elle dirigeait l'esprit et le caractère, vous, sa famille d'adoption, élèves-maîtresses de l'École Normale, gardez de celle dont vous menez le deuil et à qui sont bien dus les pleurs que vous versez , un souvenir efficace. Rappelez-vous sa droiture d'âme , sa simplicité dans l'accomplissement du devoir. Dites-vous que tout ne doit point mourir avec ceux que nous accompagnons au seuil de la tombe
Source : Gallica

Obsèques de Mademoiselle Dominge… (1887)

La pédagogie de Mademoiselle Dominge, nourrie de lecture mais riche surtout de réflexion et d'observation, était une pédagogie vivante, agissante, dont les préceptes semblaient naître des choses mêmes et trouvaient leur confirmation dans la vie de chaque jour. Mademoiselle Dominge savait garder pour elle ce que les études psychologiques ont de trop sec ou de trop abstrait, et n'en donnait aux autres que la fleur, sous forme de conseils ou d'entretiens familiers. Dans ces conférences où la Directrice était en même temps la première des maîtresses, le cœur venait en aide à la science
Source : Gallica

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