Résumé

Maurice de Barrau Aux instituteurs du canton de Dourgne

Œuvre de conscience et de cœur avant tout, la plus noble carrière, quoi qu’en pense l’ambitieux qui poursuit dans le monde ses projets égoïstes et souvent chimériques de grandeur personnelle, c’est celle du professeur, de l’instituteur ou de l’institutrice. C’est celle de ces laborieux pionniers, défricheurs infatigables de l’ignorance ; levés à l’aurore, travaillant jusqu’au déclin du jour, ils trouvent encore des forces et du dévouement à dépenser le soir au service des autres. Leur vie entière est consacrée au soin d’éclairer les esprits, d’éveiller les intelligences endormies.
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Maurice de Barrau Aux instituteurs du canton de Dourgne

En effet, l’instituteur a sous sa direction la jeunesse du pays, cette jeunesse, qui, un bulletin à la main, dans un temps peu éloigné, décidera par son vote des destinées de la patrie. Ignorant ou éclairé, aveugle ou conscient, à l’heure du scrutin, l’électeur est le maître ! Et qui donc élève le futur électeur ? Qui donc élève le citoyen ? C’est l’instituteur : c’est lui qui tient en main la majeure partie de la génération qui grandit.
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Maurice de Barrau Aux instituteurs du canton de Dourgne

De l’aveu de tous aujourd’hui, la question de l’instruction, de l’instruction primaire d’abord, car il faut bien commencer par elle, est une des plus graves, des plus importantes, on peut même dire une question vitale pour un pays dans lequel le suffrage universel est la base sur laquelle repose tout l’édifice social. Dans ce pays, et c’est le nôtre, l’instruction n’est plus du luxe, du superflu, c’est le nécessaire qui est dû à chacun et que chacun a le droit de réclamer s’il ne lui est offert.
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