Paul Martinet

Résumé

Paul Martinet Aux habitants d'Aigues-Vives (1868)

Et alors, me voyant méconnu, j'appris à cacher mes pensées, je devins sournois, maussade ; parfois même ja me prenais à haïr tout ce
monde, qui, grâce aux mensonges de ma mère, était arrivé à ne plus avoir compassion de mes souffrances.
Sur ces entrefaites, ma famille changea de résidence et vint s'établir à Uchaud. Là les mauvais traitements redoublèrent. Mon cœur se resserra de plus en plus. Je ne demandais que la solitude. Ma mère invoqua ma morosité pour me perdre dans l'esprit de la majeure partie des habitants d'Uchaud.
Source : Gallica

Paul Martinet Aux habitants d'Aigues-Vives (1868)

Chaque jour m'apportait sa somme de brutalités, de tortures et de privations ; chaque semaine amenait avec elle une nouvelle dose de souffrances.
ENFANT, J'AI SOUFFERT; ADOLESCENT, J'AI SOUFFERT; JEUNE HOMME, J'AI PLUS SOUFFERT ENCORE.
Enfant, pour une vétille, pour moins que rien, j'étais battu ; je me suis vu plusieurs fois la figure et le corps couverts de cicatrices. Que voulez-vous? Quand on frappe avec les mains, on se fait mal ; mais il y avait des verges, des courroies : on s'en servait.
Source : Gallica

Paul Martinet Aux habitants d'Aigues-Vives (1868)

Ah !
comprenez-vous toutes les tortures que me faisait ressentir ce déni de carresses maternelles ? N'étais-je pas son fils comme tes autres? De quel crime m'étais-je donc déjà rendu coupable pour me TQiir privé des baisers de ma mère , de ces baisers qui sont à l'enfant ce que le papillon est à la fleur, ce que le soleil est à la nature? Figurez-vous une nature sans soleil ; ce sera une nature bien triste, n'est-ce pas !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature