Paul Martinet, Aux habitants d'Aigues-Vives (1868)
“ Et alors, me voyant méconnu, j'appris à cacher mes pensées, je devins sournois, maussade ; parfois même ja me prenais à haïr tout ce monde, qui, grâce aux mensonges de ma mère, était arrivé à ne plus avoir compassion de mes souffrances. Sur ces entrefaites, ma famille changea de résidence et vint s'établir à Uchaud. Là les mauvais traitements redoublèrent. Mon cœur se resserra de plus en plus. Je ne demandais que la solitude. Ma mère invoqua ma morosité pour me perdre dans l'esprit de la majeure partie des habitants d'Uchaud. ”
