Résumé

Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Au Roi, sur la paix de 1678

Ce n’est point une paix que l’impuissance arrache,
Et dont l’indignité sous de faux jours se cache :
Pour la donner à tous ne consulter que toi, 15
C’est la résoudre en maître, et l’imposer en roi ;
Et c’est comme un tribut que tes vaincus te rendent,
Sitôt que par pitié tes bontés le commandent.
Prodige ! ton seul ordre achève en un moment
Ce qu’en sept ans Nimègue a tenté vainement [4] : 20
Ce que des députés la fameuse assemblée,
D’intérêts opposés trop souvent accablée,
Ce que n’espéroit plus aucun médiateur,
Tu le fais par toi-même, et le fais de hauteur.
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Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Au Roi, sur la paix de 1678

Le Mercure galant a inséré ces vers en mars 1679, aux pages 76 et suivantes. Après avoir raconté les fêtes célébrées à Toulouse et à Agde pour la paix, le rédacteur s’exprime ainsi : « Je ne puis mieux finir cet article que par les vers que l’incomparable M. de Corneille l’aîné a présentés à Sa Majesté sur la gloire qu’elle s’est acquise par ce qui donne lieu à toutes ces réjouissances. Il n’est point besoin de vous dire qu’ils ont été admirés de toute la cour. Vous savez qu’il ne part rien que d’achevé de la plume de ce grand homme. »
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