Thalès Bernard

Résumé

Thalès Bernard Le Prince Maximilien

Où, calme, de son Dieu l’âme peut s’occuper
Sans rien pour la séduire et rien pour la tromper.
La nature, à mes yeux, est mauvaise et haineuse ;
L’esprit est entraîné dans l’abîme qu’il creuse,
Quand, cherchant la raison des lugubres hivers,
Il voit partout le mal accabler l’univers.
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Thalès Bernard Le Prince Maximilien

Éveille dans mon âme un désir insensé
De retrouver l’Éden dont l’homme fut chassé,
Et, détournant mes pas de la foule importune,
J’attends que dans la nef vienne briller la lune.
Quand ses pâles rayons, tombant sur le vitrail,
Du nimbe des vieux saints font reluire l’émail,
Je sens qu’il est en moi, tombé d’une main juste,
Un germe d’infini, faible et pourtant auguste
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Thalès Bernard Le Prince Maximilien

« Eh quoi ! l’homme accablé travaille,
Dit la fille en réfléchissant,
Et, bien qu’il donne tout son sang,
Souvent il ne fait rien qui vaille.
» Mais l’arbre fait pousser ses branches
Tout seul, sans peine, sans efforts,
Et même, sur le front des morts,
On voit les marguerites blanches.
» La nature, toujours fertile,
N’a pas besoin de labourer
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