Résumé

Un Mot de réponse à la Lettre à M. le préfet du Doubs… (1830)

Je vous avoue, Monsieur le théologien , que j'ai cru que quand même on enlèveroit la Croix de mission, on n'en prieroit ni plus ni moins qu'on ne faisoit avant qu'elle fût plantée ; et ma foi, rassurée sur ce point, s'est aussitôt tranquillisée, et m'a laissé attendre en paix l'événement, quel qu'il put être.
Il n'en a pas été de même pour vous. Un bruit vague et incertain frappe vos oreilles, comme il avoit frappé les miennes. Aussitôt votre bile s'allume, votre verve s'échauffe; la colère, l'effroi, l'indignation s'emparent de vous
Source : Gallica

Un Mot de réponse à la Lettre à M. le préfet du Doubs… (1830)

Je ne pousserai pas plus loin cette argumentation , qui pourroit peut-être me conduire à croire que la Croix de mission n'a été pour vous qu'un prétexte.
Il est probable, Monsieur le théologien, qu'à la lecture decette lettre, vous crierez à l'impiété, au blasphème, au sacrilège. Mais cette sainte colère ne m'effraie point ; les gens raisonnables et véritablement religieux ne se méprendront point sur mes sentiments, j'espère; ils savent qu'il est des délits que les lois ne peuvent atteindre et dont la raison publique doit faire justice
Source : Gallica

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