Un Poète inconnu, Les courses de Chantilly : dédié à Madame X (1857)
“ Où l'on chante à grands cris quelques refrains nouveaux Que l'orchestre accompagne à grands coups de couteaux ; Où le sans-gêne est roi, la parole plus libre, D'autant que le convive a perdu l'équilibre ; Où filles et garçons, dans leurs joyeux ébats, Escaladent la table et dansent sur les plats ? Riez, chantez, buvez, belle et folle jeunesse , Gardez pour réfléchir le temps de la vieillesse, Vous qui naquîtes tous la fortune à la main, Jouissez aujourd'hui sans songer à demain ! Or, tel est Chantilly , Madame, un soir de course, Lorsque paraît Phébé , que brille la Grande-Ourse. ”
