Résumé

X Le parti des grenouilles, les grenouilles qui demandent un roi (1872)

Un roi constitutionnel ne peut être qu'un sot ou un fripon : un sot, s'il reste soliveau; un fripon, s'il veut cesser de l'être. Je dis fripon et ce n'est pas assez, c'est traître et parjure qu'il faut dire, car il ne peut, sans trahir son serment, usurper les droits du peuple, qu'il a juré de respecter.
Donc, rectifions le dilemme : Ou un sot ou un traître.
Mais la royale bûche n'effraya pas longtemps le peuple des grenouilles. Et voici ce qu'il advint du soliveau :
De qui la gravité fit peur à la première, Qui, de le voir s'aventurant, Osa bien quitter sa tanière.
Source : Gallica

X Le parti des grenouilles, les grenouilles qui demandent un roi (1872)

Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi. Le bon sire le souffre et se tient toujours col. Jupin en a bientôt la cervelle rompue : Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue! Le monarque des dieux leur envoie une grue Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir.
Vous l'avez voulu, ô grenouilles ! et je ne saurais vous plaindre. N'êtes-vous pas allées en fourmilières pressées porter vos millions de bulletins dans les urnes plébiscitaires ?
Cette grue féroce, qui déjà, aux jours néfastes de Décembre, avait porté le carnage dans vos rangs, ne l'avez-vous pas soutenue de vos clameurs?
Source : Gallica

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