A.-Jacques Ballieu

Élements biographiques

A.-Jacques Ballieu,  Les Navrements (1895)

“ Nos jours comptés, nous les gâtons Dans une énergie encensée Qui tend le dos à des bâtons, A la misère fiancée.
De la fortune un peu tâtons, C'est la danse la mieux dansée. Poussons ferme, et nous dilatons ! La foi meurt par l'or balancée.
Longtemps il garde un peu d'impression passée S'ingéniant à mordre à nouveau le doux fruit, Tâchant à relier de tous ses nerfs le bruit Pour s'en refaire une âme en vigueur ramassée !
Oh ! renaître à ta floraison, Chassant la douloureuse crise Où mon esprit dément se brise Et renouveler ma saison ! !
”
Source : Gallica

A.-Jacques Ballieu,  Les Navrements (1895)

“ Puis l'esprit irrité d'une soif de savoir Il disséqua la lettre où fleurit la croyance, Et, son cerveau germé soudain de clairvoyance Au travers des rayons de la foi pensa voir
Lors l'élan fou s'effrite Au raisonnement froid Il trouve un dogme étroit Ce qui n'est plus qu'un rite
Sa vision hérite Du besoin de voir droit ; Flairant le thème étroit Il le craint sans mérite.
Chassant ses feux zélés, De leurs rêves ailés Il tombe et les redoute
Son coeur chute à l'écueil Brisé, vêtu de deuil Des angoisses du doute.
”
Source : Gallica

A.-Jacques Ballieu,  Les Navrements (1895)

“ Demeure sans sève à renaître Aux floraisons clamant même un simple désir.
Sa rage à se comprendre acquis à l'impuissance
L'encercle en de vagues regrets
Dont il conçoit mal les secrets Sevré du charme exquis né de la réticence.
C'est comme un inquiet besoin
Qui le martyrise avec soin L'éloignant du bonheur, lui laissant la nuisance,
Il s'aguiche fiévreux à d'insanes pratiques
Qui le rejettent au néant
Le corps trompé, le coeur béant, Sous les stupres honteux sans vouloirs poétiques.
”
Source : Gallica

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