A.-Jacques Ballieu, Les Navrements (1895)
“ Nos jours comptés, nous les gâtons Dans une énergie encensée Qui tend le dos à des bâtons, A la misère fiancée. De la fortune un peu tâtons, C'est la danse la mieux dansée. Poussons ferme, et nous dilatons ! La foi meurt par l'or balancée. Longtemps il garde un peu d'impression passée S'ingéniant à mordre à nouveau le doux fruit, Tâchant à relier de tous ses nerfs le bruit Pour s'en refaire une âme en vigueur ramassée ! Oh ! renaître à ta floraison, Chassant la douloureuse crise Où mon esprit dément se brise Et renouveler ma saison ! ! ”
