Félix Mérode Pétition adressée à Messieurs les Pairs de France… (1825)

Du moins vos seigneuries ne refuseront pas d'admettre au partage de l'indemnité ceux qui ont supporté avec les Français, et comme Français, toutes les infortunes de la révolution. Elle les a spoliés non-seulement en France, mais dans leur propre pays. L'Etat français a touché le prix de leurs biens, ils n'ont rien eu à réclamer des gouvernements nouveaux pour eux , étrangers à leurs pertes ; que ces pertes ne subissent pas aujourd'hui, sur le sol de la France royale, une exclusion dont elle ne frappe pas même les complices de Robespierre .
Source : Gallica

Félix Mérode Pétition adressée à Messieurs les Pairs de France… (1825)

Tandis que la loi présentée ne doit avoir égard qu'a une seule circonstance, à un seul fait , celui de l'expropriation , et que son principe est de réhabiliter la propriété dans ses droits sans faire aucune acception de personnes, même des complices de Robespierre !
Le seul motif capable de balancer tant d'inconvénients prêts à se faire sentir chaque jour davantage lors de la mise à exécution de la loi ; ce seul motif seroit l'impossibilité qui borne, comme le dit M. le rapporteur, la toute-puissance de l'homme contre les fléaux de la nature et ceux de la société.
Source : Gallica

Félix Mérode Pétition adressée à Messieurs les Pairs de France… (1825)

Ici cette, impossibilité: est loin d'exister : les propriétés situées sur le sol français et confisquées à des étrangers ou à des femmes françaises, mariées à des étrangers, ont été estimées comme les autres dans l'évaluation générale des biens de cette nature. La part qu'ils emporteront de l'indemnité n'est, pas considérable ; l'État n'a aucun intérêt à la leur refuser, puisque l'indemnité est définitivement fixée à trente millions de rente.
Source : Gallica

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