Jean-Joseph-Émile Létiévant

Élements biographiques

Portrait de Jean-Joseph-Émile Létiévant Jean-Joseph-Émile Létiévant Esthésiographie (1875)

Tout en accordant une importance extrême à ce mode d'envisager la distribution géographique de la sensibilité, il faut cependant y apporter quelques réserves ; car la nature, merveilleuse dans sa prévoyance, a voulu, pour le système nerveux, créer des voies collatérales comme pour les systèmes veineux, artériels et autres.
Il est bien vrai qu'un nerf influence surtout chacun des départements signalés dans cette communication ; que, lui détruit ou divisé, le troublé de la sensibilité est profond dans son département.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-Émile Létiévant Jean-Joseph-Émile Létiévant Esthésiographie (1875)

Les rapports de proximité de quelques départements et l'influence de cette proximité vis-à-vis de certains faits de sensibilité, sont encore des points à signaler. Deux départements sont voisins ; ils se touchent; ils sont séparés par un espace insignifiant, comme à la main, à la face; l'ébranlement produit sur l'un pourra retentir sur l'autre. En supposant le premier tout à fait anesthésié, le voisin sera capable encore d'apprécier l'ébranlement qui se produit sur le premier.
L'esthésiographie doit tenir compte de tous ces faits.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-Émile Létiévant Jean-Joseph-Émile Létiévant Esthésiographie (1875)

Je donne le nom d'esthésiographie à l'étude de la sensibilité à la surface du corps humain. Ce nom devra, ultérieurement, se rapporter aussi à la description de cette propriété aux surfaces muqueuses et dans la profondeur des tissus.
Pour faciliter cette étude et la faire sur chaque nerf isolément, j'ai divisé la surface cutanée par districts, auxquels j'ai donné le nom de départements.
Chacun est rattaché aux centres nerveux par un nerf. Ce nerf, étant la source sensitive principale du département, lui donne son nom.
Source : Gallica

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