Martin Bissière

Élements biographiques

Martin Bissière Les élections de 1889 : peuple… (1889)

Ce qui provoque surtout la colère des ennemis de la République, c'est l'égalité des droits politiques, c'est le fonctionnement du suffrage universel, qui se refuse à leur donner raison !
Ce qui leur est dur par dessus tout, c'est d'être obligés, eux comtes ou marquis, de se mêler avec l'ouvrier et le paysan, et de voir que leur vote ne vaut pas plus que le leur !
Oh ! combien en eux-mêmes ils doivent alors blasphémer la Révolution qui les fit déchoir pour élever le peuple !
Combien, à son tour, le peuple doit-il bénir cette Révolution et être fier d'avoir la République !
Source : Gallica

Martin Bissière Les élections de 1889 : peuple… (1889)

PEUPLE!
C'est à toi qu'il appartient de fixer pour toujours et à ton profit la roue de la Révolution !
Repasse l'histoire des cent dernières années et réfléchis bien à tous les malheurs causés par le pouvoir personnel !
Guéris-toi surtout de ce mal qui, trop souvent, te fait préférer un simple individu à un principe !
Songe bien que l'individu, plusieurs fois, a failli te perdre et te perdrait encore, tandis que la République a été ton salut !
Tes ennemis t'environnent et trouvent légitime que tu retombes dans l'ornière. Défie-toi de leurs caresses perfides
Source : Gallica

Martin Bissière Les élections de 1889 : peuple… (1889)

Comparable à une roue qui tantôt tourne et tantôt reste immobile, la Révolution, hélas ! tarda longtemps à arriver, et la roue resta longtemps fixe sur le sol, foulant et écrasant dans l'ornière le peuple malheureux !
Mais enfin, après bien des siècles, la roue de la Révolution, poussée par la raison humaine grandie, fit un demi-tour ; le peuple, qui était en bas, se trouva en haut, et les tyrans, qui étaient en haut, se trouvèrent en bas : voilà toute la Révolution .
Source : Gallica

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