Paul Demeny

Élements biographiques

Portrait de Paul Demeny Paul Demeny La Robe de soie : Poëme

Jacques, pourtant, n’avait pas une âme vulgaire ;
Il s’était bien conduit dans la dernière guerre,
Il était bien trempé pour lutter, ne sachant
Ni trembler en poltron, ni parler en méchant.
Madeleine et François rentrèrent de l’école.
Les marmots sont toujours pleins d’une gaîté folle ;
Ils sont l’insouciance, et les pleurs devant eux
Se sèchent : le chagrin s’enfuit d’un vol honteux.
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Portrait de Paul Demeny Paul Demeny La Robe de soie : Poëme

Quand l’aube se leva, sans un rayon d’espoir,
Sur la chambre où la Mort rencontrait la Misère,
À genoux, le petit François près de sa mère :
Jacques, l’œil sec, avait l’aspect d’un insensé ;
N’ayant plus l’avenir, il songeait au passé,
Au jour où Madeleine avait vu la lumière,
Ne sachant, pauvre enfant, ce qu’était cette terre
Où sans avoir son fruit se desséche la fleur,
Où dans les cœurs blessés n’éclôt que la douleur
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