Théodore Pernot de Colombey

Élements biographiques

Théodore Pernot de Colombey La guerre d'Orient (1858)

Mort à Sébastopol ! dit le héros d'Afrique.
Et comme il l'a juré, Sébastopol, demain, Verra rouler ses murs au fond du Pont-Euxin !
L'assaut est résolu, l'heure déterminée, Chacun des généraux a sa place donnée ; Canrobert à la droite, à la gauche Bosquet; Le soldat attentif, penché sur son mousquet, N'attend que le signal pour gravir la muraille Qui doit vomir bientôt des torrents de mitraille.
La sape se repose et les feux sont éteints; Le canon ne rend plus que des échos lointains ; On n'entend que le bruit de la vague qui pleure, Rien ne doit du projet transpirer avant l'heure.
Source : Gallica

Théodore Pernot de Colombey La guerre d'Orient (1858)

Oui, la France comptait parmi ses généraux De plus illustres bras, de plus brillants héros, Sa vie au sein des camps eut une renommée Fréquente dans les rangs de notre belle armée.
Il eut ses jours heureux, mais son trépas fut tel, Que cette heure a suffi pour le rendre immortel.
Oh! le monde a jugé par cette mort antique Ce qu'est la volonté dans une âme héroïque !
Source : Gallica

Théodore Pernot de Colombey La guerre d'Orient (1858)

La mer Noire voyait, sur ses sinistres bords, De bastions nouveaux, se hérisser les forts, La France s'en émut, elle sentit en elle Qu'il venait de sonner une heure solennelle Et que du haut des cieux, Dieu venait de juger Que de mil huit cent douze il fallait nous venger!
Mais, quel spectacle allait nous offrir cette guerre!
Elle devait unir deux peuples qui, naguère Indomptables rivaux, ennemis acharnés, Pour se haïr entr'eux paraissaient être nés.
Source : Gallica

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