Résumé

Adolphe Depéronne Discours prononcé le 26 juillet 1877 sur la tombe de Charles Gérard… (1877)

Douleur inconsolable ! ! Rien ne remplace la patrie qu'on s'est faite; on la quitte par devoir, quand un autre drapeau flotte sur ses édifices, mais on en meurt.
En vain le plus affectueux accueil témoigna à GÉRARD la sympathie de ses nouveaux concitoyens ; en vain ses confrères s'empressèrent d'appeler au conseil de notre ordre l'exilé qui nous apportait le brillant débris du barreau de la Cour de Colmar.
Source : Gallica

Adolphe Depéronne Discours prononcé le 26 juillet 1877 sur la tombe de Charles Gérard… (1877)

CHARLES GÉRARD Avocat à la Cour d'appel
PAR Mc D EPERON NE
BATONNIER DE L'ORDRE
C'était, Messieurs, une belle intelligence que celle qui vient de s'éteindre, et à la hauteur de cette intelligence, il faut placer la bonté et l'excellence du cœur de celui que nous pleurons.
L'homme de bien que nous accompagnons, le cœur plein de regrets, au champ du repos, était un des trop rares représentants de ces natures vigoureuses, ardentes, avides de sciences, et chez lesquelles la variété des connaissances s'allie à leur profondeur et à leur solidité.
Source : Gallica

Adolphe Depéronne Discours prononcé le 26 juillet 1877 sur la tombe de Charles Gérard… (1877)

Sans faire d'envieux, car toujours simple, modeste, il dut à son mérite personnel, à son travail et jamais à la brigue, toutes les distinctions qu'il obtint, tous les titres que ses confrères, ses concitoyens et les nombreux admirateurs de son talent lui ont donnés.
Plusieurs fois élu bâtonnier, nommé membre du Conseil municipal de Colmar, lauréat de l'Académie française pour ses ouvrages dont l'un, l'Alsace à Table, réimprimé à la demande d'un de ses amis, n'attendait plus pour nous être remis, que nos noms tracés par sa main, GÉRARD était pour le talent le Berryer du barreau de Colmar.
Source : Gallica

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