Résumé

Alexandre Guillemin Le Père de Ravignan, hommage à sa vie et à sa mort (1858)

Il lui suffit de sa grandeur. Si l'éclair de la foudre allume le génie, Un ciel serein épand partout son harmonie : De Ravignan toujours elle a réglé l'ardeur.
— M — Coeur souffrait ! viens donc vite aux pieds du saint prophète,
Viens choisir la meilleure part ! Écoute un cri de foi : Dieu même est ta conquête,
Si la croix est ton étendart. Connois-tu cette voix qui t'aime et qui t'appelle ? C'est la voix de l'Église. Hélas ! on meurt loin d'elle ; Mais sa bonté jamais n'a dit : il est trop tard !
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Le Père de Ravignan, hommage à sa vie et à sa mort (1858)

Messieurs! si telle est quelquefois la puissance d'un seul homme pour élever les âmes qui ont louché à son âme, qui dira l'impression que l'humanité chrétienne a reçue du contact séculaire de vingt millions de saints? Dites-moi, avez-vous eu une fois ce bonheur dans votre vie? Avez-vous rencontré un saint? Avez-vous pu contempler son âme dans la lumière de son visage? Avez-vous vu de près cette majesté de Dieu descendue sur le front d'un homme? Si vous l'avez vue, quelle impression en avez-vous gardée ?
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Le Père de Ravignan, hommage à sa vie et à sa mort (1858)

Messieurs, supposez que, dans une grande cité, un homme se soit trouvé dont la vertu, du lieu où Dieu l'avoit placée comme un flambeau, ait pu luire sur des multitudes d'un pur et inaltérable éclat ; un homme qui ait montré constamment en lui-même une triple représentation de Notre Seigneur Jésus-Christ en portant devant les âmes la vérité qui les éclaire, la bonté qui lés attire, et la sainteté qui les édifie; un homme qu'on n'approchoit pas sans se sentir élevé vers quelque chose de plus haut que la terre, et qu'on ne quittoit pas sans emporter de son contact comme une impression de son Dieu
Source : Gallica

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