Eugène d’Eichthal,
A la musique : sonnets
(1894)
“ S'il est un bois vibrant dont la voix vaille celle Qui s'exhale en soupirs d'un triste coeur humain, Voix qui sonne plaintive au contact de la main, C'est le tien, lent et grave et doux violoncelle ! Il semble qu'un oiseau lourd, en ouvrant son aile, Quand l'archet l'a touché, s'envole de ton sein : Pourtant avant d'atteindre au ciel d'un essor plein, Dans l'air pesant, frappé, longuement il chancelle. ”
