André-Thérèse Chrestien

Résumé

André-Thérèse Chrestien A M. Sainte-Beuve, sénateur. (Signé… (1868)

Vous serez surtout étonné peut-être, Monsieur le Sénateur, de retrouver dans votre propre ouvrage l'appréciation de l'influence qu'ont les hommes les uns sur les autres, et qui tantôt est heureuse comme celle de sainte Thérèse sur Jean d'Avila , tantôt, au contraire, est funeste comme celle de Mélanchton sur Luther. Ce double exemple, que vous ne vous rappelez peut-être pas avoir cité (p. 162) , justifie pleinement le déplaisir causé au marquis de Couaën par votre nouvelle profession de foi proclamée en plein Sénat sur la liberté d'examen.
Source : Gallica

André-Thérèse Chrestien A M. Sainte-Beuve, sénateur. (Signé… (1868)

Et après ce serment, dont la piété est vraiment touchante, vous ou Amaury fîtes cette réflexion non moins pieuse et marquée au coin du véritable sens commun: « Celle année chrétienne eût pu me prendre dans son cours, comme « le flux d'une marée plus haute reprend l'esquif oublié des marées » précédentes. »
C'est surtout quand vous avez dit, dans votre discours du 19 mai : « Je ne parle pas à la légère et sans réflexion »; c'est surtout alors que les rides par vous si bien décrites aux tempes du marquis de Couaën se sont fortement dessinées
Source : Gallica

André-Thérèse Chrestien A M. Sainte-Beuve, sénateur. (Signé… (1868)

Ace contraste entre le langage que vous teniez en 1834, ou du moins que vous faisiez tenir par Amaury, et votre discours au Sénat, s'en trouve, immédiatement après, un autre qui n'a pas moins assombri la physionomie du marquis du Couaën, tout étonné de vous entendre dire devant le premier Corps de l'État : « Je déclare qu'on peut » avoir une opinion hypothétique sur l'organisation du monde, du » corps humain, du cerveau, sans être pour cela moins bon citoyen, » moins irréprochable dans ses devoirs civils et sociaux.
Source : Gallica

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