Antoine André Mariani

Résumé

Antoine André Mariani Pétition de Mariani Ant. André… (1867)

C'était à Bastia, en cet agréable berceau de ma jeunesse, que j'employais ainsi mon temps. En un mot, Sire, à cette époque j'étais du moins assez bien sous quelque rapport; mais tout a changé pour moi, depuis que je demeure à Vescovato, depuis que je suis réduit à vivre d'une faible part, que je prends sur le revenu d'un petit patrimoine et sur la modique pension, dont j'ai déjà fait mention. Par ce changement de moyens de fortune, je me trouve en butte aux privations les plus cruelles, aux souvenirs les plus douloureux, aux conjectures les plus déchirantes.
Source : Gallica

Antoine André Mariani Pétition de Mariani Ant. André… (1867)

Sire, après vous avoir parlé de privations, de pertes, de chagrins, de douleurs, permettez maintenant, que j'ose demander très-respectueusement à votre Majesté une pension, qui me mette en état de tenir à ma disposition un individu, qui me serve de guide, de secrétaire et de lecteur. Quoique la terrible cécité enlève naturellement à l'homme l'amour du travail, le goût du beau, je tiendrais néanmoins à travailler, à cultiver mon esprit, à acquérir des lumières, à faire briller mes ténèbres en faisant l'écrivain.
Source : Gallica

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