Bernard Henri Gausseron

Résumé

Bernard Henri Gausseron,  Ode

“ S’élancent les coursiers que leur ardeur entraîne.
Les conducteurs penchés,
Les rênes d’une main et l’aiguillon de l’autre,
Pressent leurs fiers chevaux nourris d’orge et d’épeautre,
Quatre à quatre attachés.
Ils passent. — On dirait que Notus les emporte.
Ainsi dans l’ouragan roule la branche morte ;
Ainsi l’onde en courroux
Dans un lit tortueux en bouillonnant s’épanche ;
Moins rapide est le vol de la cigogne blanche
Et du grand aigle roux.
Ils passent ; — et leurs pieds ne marquent pas le sable.
”
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Bernard Henri Gausseron,  Ode

“ D’athlètes se roulant tout nus dans la poussière
Afin d’y sécher leur sueur ;
Plus de sang noir vomi souvent à pleine bouche ;
Plus de combat hideux, effrayant et farouche,
Où le corps seul était vainqueur !
Mais des luttes d’esprit, où toute intelligence,
Comme un sublime oiseau, peut dans l’espace immense
Parcourir des champs inconnus !
”
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Bernard Henri Gausseron,  Ode

“ Mais c’est un demi-dieu qu’à ses autels supplient
Les mortels prosternés !
II.
Déjà Pindare a pris sa lyre,
Simonide entonne ses chants,
Et Corinne au divin sourire
Prélude à ses accords touchants !
— C’est une vierge qui lui donne
Le laurier vert qui le couronne ;
Et tout le peuple l’applaudit.
Le bonheur ennoblit sa tête ;
Et l’on dirait que la conquête
Le transfigure et le grandit !
Car c’est une gloire qu’on vante
De remporter le prix des chars !
Pour louer cette lutte ardente
Il n’est pas trop de tous les arts.
”
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