Résumé

C.-F. Théry Les Suppliques, le silence, et enfin les missions… (1861)

Monseigneur,
La franche vérité cherche peu les circonlocutions, les brillants tours de phrases ; Vous en aurez une nouvelle preuve, quand Vous m'aurez fait, si Vous me le faites, l'honneur de me lire.
A voir la tournure des choses, vraiment il semblerait que, en formulant, le 3 mars dernier, mes légitimes griefs contre l'abbé Pruvot, que, en les exposant sans passion, sans détour devant Votre Grandeur j'aurais surpris sa perspicace bonne foi.
Source : Gallica

C.-F. Théry Les Suppliques, le silence, et enfin les missions… (1861)

Et, lorsque ce droit est, consciencieusement parlant, imprescriptible, la sagesse de Votre Grandeur sera-t-elle pour moi un livre fermé ?
Le supposer, vraiment ce serait, faire injure à l'éminent défenseur des droits divins de l'Eglise. Poursuivons donc.
Non, Monseigneur, il ne sera pas dit que, sous votre glorieux épiscopat, la contradiction s'identifie avec le sacerdoce catholique ; que la religion, qui exprime les concerts des cieux, sanctionne les injustices et ratifie les parjures de la terre.
Source : Gallica

C.-F. Théry Les Suppliques, le silence, et enfin les missions… (1861)

A l'heure qu'il est, récusant toute intervention.non directe, je conjure Votre Grandeur que je sais si juste, si impartiale, si éclairée, si bienveillante pour mes enfants, pour moi, d'être Elle-même l'arbitre sans appel de mon différent non avec M. Dadier, mais avec l'abbé Pruvot. Quoiqu'en dise une bouche qui m'a plus que mal étudié, mal compris, je ne serai jamais de ceux qui se cabrent contre leur premier Pasteur. Que Monseigneur parle, j'obéirai sans réplique. Dans l'intérêt et pour le bien delà religion, je prêterai l'oreille au cri de : Dieu le veut !
Source : Gallica

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