Résumé

Ch. de Mazade Revue littéraire - 31 janvier 1864

Nul écrivain contemporain n’a mieux réussi en effet à ranimer une époque en quelques traits, à faire revivre les émouvantes mêlées des passions et des opinions, à peindre une figure de l’histoire, à discuter une question de philosophie politique. L’Angleterre contemporaine lui doit quelques-unes des plus belles pages de sa littérature, tous ces portraits de lord Clive, de Hastings, de Temple, de lord Chatam, de Bacon, et ces morceaux sur les rapports de l’église et de l’état, sur les incapacités politiques des Juifs, sur les théories utilitaires en matière de gouvernement.
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Ch. de Mazade Revue littéraire - 31 janvier 1864

Sans s’interdire l’analyse philosophique, sans se résoudre à des voyages intellectuels dans d’autres contrées qui mettent l’esprit en présence des civilisations différentes, lord Macaulay cependant, on le sent, est Anglais avant tout, et c’est dans tout ce qui tient à l’Angleterre qu’il est principalement à l’aise. Il est Anglais par le génie, par la sève morale, par la vigueur particulière de l’observation, par toutes les habitudes de penser et de juger, par ces qualités diverses qui font de ses essais comme de ses récits historiques une forte et lumineuse trame.
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Ch. de Mazade Revue littéraire - 31 janvier 1864

L’histoire est pour lui une école où il sent s’affermir, se développer chaque jour le goût et l’intelligence de la liberté. C’est ce qui fait l’unité de tous ces fragmens où, dans la diversité même des sujets et des peintures, — on peut caractériser ainsi ses pages toujours animées, — se révèle son esprit savant, original, alliant la solidité anglaise à une ingénieuse fécondité d’aperçus. Ces essais de diverse nature, traduits maintenant en français, forment un ensemble qui est l’honneur d’une intelligence, et qui fait de l’auteur, même parmi nous, un des maîtres de l’histoire politique.
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