Constant Taillard, Oraison funèbre de Napoléon. [Signé… (1821)
“ Seul au milieu des vastes mers , séparé pour jamais d'une épouse et d'un fils qu'il adore, gourmande chaque jour par un infâme geolier qui le tyrannise, à la merci d'un soldat qui, s'il dépasse la ligne tracée, a l'ordre formel de le traiter en bête féroce ; celui que les plus grands souverains se trouvaient honorés d'appeler leur frère attend d'un oeil tranquille la mort qu'il a cent fois bravée. ( 12 ) Elle vient, précédée de son cortége de douleurs. Napoléon la reconnaît et sourit. Quarante fois encore le flambeau de l'univers éclaire l'agonie du grand homme. ”
