Résumé

Diderot, Malouin L’Encyclopédie, 1re éd.

L’antimoine n’est meilleur que le plomb pour affiner l’or, que parce qu’il emporte l’argent, au lieu que le plomb le laisse, & même en donne.
Il y a l’affinage de l’or par l’inquart qui se fait par le moyen de l’esprit de nitre, qui dissout l’alliage de l’or & l’en sépare. Cet affinage ne se peut faire que lorsque l’alliage surpasse de beaucoup en quantité l’or ; il faut qu’il y ait le quart d’or : il se peut faire lorsqu’il y en a plus ; il ne se fait pas si bien lorsqu’il y en a moins.
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Diderot, Malouin L’Encyclopédie, 1re éd.

Il y a quelques différences entre la façon de coupeller en petit, & celle de coupeller en grand : par exemple, lorsqu’on coupelle en grand, on souffle sur la coupelle pendant que l’argent tourne, pour le dégager de la litarge ; on présente à la litarge un écoulement, en pratiquant une échancrure au bord de la coupelle, & on retire la litarge avec un rateau ; ce qui fait que lorsque l’ouvrier ne travaille pas bien, on trouve du plomb dans la litarge, & quelquefois de l’argent ; ce qui n’arrive pas, & ce qu’on ne fait pas lorsqu’on coupelle en petit.
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Diderot, Malouin L’Encyclopédie, 1re éd.

Il y a pour l’argent l’affinage au plomb, qui se fait avec une coupelle bien seche qu’on fait rougir dans un fourneau de reverbere ; ensuite on y met du plomb. La quantité du plomb qu’on emploie n’est pas la même par tout. On emploie plus ou moins de plomb, selon que l’argent qu’on veut coupeller est soupçonné d’avoir plus ou moins d’alliage. Pour savoir la quantité de plomb qu’on doit employer, on met une petite partie d’argent avec deux parties de plomb dans la coupelle
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