Dominique Dufour Pradt

Résumé

Dominique Dufour Pradt Un chapitre (inédit) sur la légitimité… (1830)

La plus grande partie des souverains de l'Europe n'ont pas d'autres droits que ceux que nous indiquons. C'est parce qu'ils sont reconnus à la fois par leurs nations, et par les autres avec lesquelles ils ont des relations indispensables, qu'ils sont souverains légitimes, et que leur titre est complet ; c'est le concours des deux autorités qui donne à la légitimité son caractère véritable.
Qu'on nous dise ce que serait un prince reconnu par la nation seule, et méconnu par toutes les autres, ou bien reconnu par les étrangers, et repoussé par les nationaux ?
Source : Gallica

Dominique Dufour Pradt Un chapitre (inédit) sur la légitimité… (1830)

C'est la réunion des deux qui constitue la légitimité véritable. Les peuples ne vivant pas isolés, mais étant liés par une multitude de rapports journaliers, il faut qu'ils puissent se reconnaître à des signes certains, comme il faut que les hommes se reconnaissent à un langage certain et déterminé; autrement il n'y aurait pas de société possible, et la destination du genre humain serait manquée.
Source : Gallica

Dominique Dufour Pradt Un chapitre (inédit) sur la légitimité… (1830)

Ainsi, du moment où un Gouvernement, un Prince, est reconnu par sa nation, et qu'il l'est aussi par les autres nations ; qu'il joint ainsi la légitimité extérieure ( celle des peuples étrangers) à la légitimité intérieure (celle du peuple national) , dès-lors il ne manque plus rien à son titre, car il est capable de remplir toutes les fonctions de la souveraineté.
Et comment pourrait-on regarder comme légitime le prince qui ne pourrait pas accomplir le but de sa destination? Il faut toujours revenir au principe que les nations n'ont pas les princes pour eux, mais pour elles
Source : Gallica

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