Résumé

Dzan de La Veletta Une voix du Pacifique. Les ennemis de la République

La République a ce privilége de ne pouvoir être renversée que par la force brutale. Ses ennemis ne peuvent légitimement le faire par un vote. Aux royalistes, il faut la framée de Clovis ; aux bonapartistes, il faut la baïonnette de Brumaire, le couteau de Décembre, celui-là même qui a été déposé au pied du roi de Prusse et qu’il n’a pas jugé digne d’être gardé comme trophée. À cela, nous ne pouvons rien. À nous, la Liberté ; à eux, la Force. À chacun son droit, à chacun ses moyens.
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Dzan de La Veletta Une voix du Pacifique. Les ennemis de la République

Et ceux qui font profession d’asservir leurs concitoyens, de leur enlever leurs libertés les plus chères, de les déporter, de les exiler, de les tuer même, auraient le droit de se présenter au scrutin, auraient le droit d’entrer dans une assemblée républicaine ? Ah ! mais non. C’est plus que de la duperie, c’est un crime de le souffrir.
La jouissance de la liberté ne va pas jusqu’à permettre de la détruire avec une apparence légale. La République a cet honneur d’accorder toutes les libertés — toutes — sauf la licence d’y porter atteinte. Elle donne des armes à tout le monde
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Si le principe des royalistes et des bonapartistes est le même quant au fond, il diffère cependant un peu quant aux procédés. Le roi est roi par la grâce de Dieu et l’abdication des hommes ; l’empereur est aussi empereur par la grâce de Dieu, mais par la volonté des hommes. Voilà toute la distinction. Or abdication et volonté ne constituent qu’un droit individuel qui ne lie légitimement personne, et c’est pourquoi la FORCE intervient qui oblige tout le monde tant qu’elle reste la force, qu’on décore alors du nom de Dieu.
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