Résumé

Une voix du Pacifique. La république et ses ennemis… (1879)

La République a ce privilége de ne pouvoir être renversée que par la force brutale. Ses ennemis ne peuvent légitimement le faire par un vole. Aux royalistes, il faut la framée de Clovis; aux bonapartistes, il faut la baïonnette de Brumaire, le couteau de Décembre, celui-là même qui a été déposé au pied du roi de Prusse et qu'il n'a pas jugé digne d'être gardé comme trophée. A cela, nous ne pouvons rien. A nous, la Liberté; à eux, la Force. A chacun son droit, à chacun ses moyens.
Source : Gallica

Une voix du Pacifique. La république et ses ennemis… (1879)

Il faut simplement rappeler les royalistes et les bonapartistes à la pudeur et à la logique. Le mot de liberté dans leur bouche est une dérision. C'est un mot de passe pour pénétrer dans la citadelle du droit, la miner, la faire sauter ou la livrer en traîtrise. Il ne faut plus leur permettre d'invoquer ce mot qui n'est chez eux qu'un mensonge. Tout homme qui se recommande du titre de royaliste ou d'impérialiste doit être déclaré inapte à élire ou à être élu par la loi constitutionnelle fondamentale.
Source : Gallica

Une voix du Pacifique. La république et ses ennemis… (1879)

Si le principe des royalistes et des bonapartistes est le même quant au fond, il diffère cependant un peu quant aux procédés. Le roi est roi par la grâce de Dieu et l'abdication des hommes; l'empereur est aussi empereur par la grâce de Dieu, mais par la volonté des hommes. Voilà toute la distinction. Or abdication et volonté ne constituent qu'un droit individuel qui ne lie légitimement personne, et c'est pourquoi la FORGE intervient qui oblige tout le monde tant qu'elle reste la force, qu'on décore alors du nom de Dieu.
Source : Gallica

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