Eugène Deroubaix

Résumé

Eugène Deroubaix La Fête-Dieu en prison (1866)

Tout à coup des accents, bien connus de mon cœur, S'élancent dans les airs comme un immense chœur.
C'étaient les saintes voix des cloches balancées Qui venaient m'arracher à mes tristes pensées.
Et qui, dans le lointain, mêlant leur chant joyeux Que les aîles des vents emportaient dans les cieux, Comme pour convier avec un doux mystère, Les habitants du ciel aux fêtes de la terre!
La Fête-Dieu! c'est elle! Et sans ces grandes voix Qui partent des clochers où resplendit la croix, Dans les vains embarras où mon esprit s'arrête, J'oubliais, ô mon Dieu, qu'on célébrait ta fête!
Source : Gallica

Eugène Deroubaix La Fête-Dieu en prison (1866)

Entends-je les doux chants des célestes phalanges?
Ou bien le roi David avec sa harpe d'or Pour célébrer ton nom s'inspire-t-il encor?
Non, c'est un d'entre nous dont le puissant génie Enfante en sa prison ces torrents d'harmonie.
Chaque note, ô mon Dieu, te redis ses douleurs!.
Comme ses yeux ternis sa musique a des pleurs!.
Elle semble, à la fois, être triste et sourire.
C'est le chant de l'espoir. c'est le cri du martyre!
Ah! celui dont le cœur conçoit un pareil chant, Celui-là, j'en suis sûr, ne peut être méchant!
Source : Gallica

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