Eugène Deroubaix, La Fête-Dieu en prison (1866)
“ Tout à coup des accents, bien connus de mon cœur, S'élancent dans les airs comme un immense chœur. C'étaient les saintes voix des cloches balancées Qui venaient m'arracher à mes tristes pensées. Et qui, dans le lointain, mêlant leur chant joyeux Que les aîles des vents emportaient dans les cieux, Comme pour convier avec un doux mystère, Les habitants du ciel aux fêtes de la terre! La Fête-Dieu! c'est elle! Et sans ces grandes voix Qui partent des clochers où resplendit la croix, Dans les vains embarras où mon esprit s'arrête, J'oubliais, ô mon Dieu, qu'on célébrait ta fête! ”
