Eugène le Mouël,
Les Poètes du terroir
“ Ô lutteur de Scaër, aux cheveux plantés bas, Dont le col de taureau se gonfle sous l’outrage, Chôme, un de ces matins ! — Quitte ton labourage, Marche vers mon logis armé de ton penn-baz ; Suis, vers le haut des monts, la route forestière D’où l’on voit, par instants, la mer à l’horizon ; Tes pieds seront moins las en foulant le gazon ; Tu gorge s’emplira de la brise côtière. Ménage ton haleine ; arrive avec lenteur. Je t’attendrai dans mon courtil, clos d’aubépines ; Le merle noir, en paix, y vit de ses rapines, L’abeille y va dormir dans les pois de senteur. ”
