Résumé

Extrait du journal "la Démocratie pacifique"

On cria fort contre la désastreuse facilité d'émission des assignats, et on vanta les bienfaits de l'emprunt en rente. Le public ne vit pas le piège ; il ne comprit pas qu'il est encore plus facile de s'obérer par l'emprunt que par l'assignat, et la preuve en est que depuis 1815 jusqu'en 1848, c'est-à-dire dans un temps où la Franee n'a eu à supporter aucune des dépenses excessives des crises révolutionnaires, la dette publique s'est accrue dans d'énormes proportions, et se compose aujourd'hui de 320 millions de rente environ, représentant un capital de 10 milliards dépensés en pure perte.
Source : Gallica

Extrait du journal "la Démocratie pacifique"

Au bout de vingt ans il ne devra plus rien.
Mais s'il les emprunte en renies, il aura à inscrire chaque année à son budget, non pas 25 millions seulement, mais au moins (à 6 O1O) 30 millions, et au bout de vingt ans, après avoir payé 30 millions par année, il devra encore 500 millions décapitai et 30 millions de rente.
Eh quoi ! l'Etat n'a donc pas un crédit réel pour qu'on lui défende d'émettre des billets garantis par des rentrées certaines? Mais la rente est aussi un billet ; seulement, c'est un billet à intérêt.
Source : Gallica

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