Résumé

Portrait de Georges Courteline Georges Courteline Les gaietés de l'escadron ; Le commissaire est bon enfant…

Le directeur ― Quand elle a marqué la demie, vous vous donnez un quart d’heure de grâce...
Monsieur Badin ― Parfaitement ! Après quoi je me dis : « Il est trop tard. J’aurais l’air de me moquer du monde. Ce sera pour une autre fois ! » Quelle existence ! Quelle existence ! Moi qui avais un si bon estomac, un si bon sommeil, une si belle gaieté, je ne prends plus plaisir à rien, tout ce que je mange me semble amer comme du fiel ! Si je sors, je longe les murs comme un voleur, l’œil aux aguets, avec la peur incessante de rencontrer un de mes chefs !
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Portrait de Georges Courteline Georges Courteline Les gaietés de l'escadron ; Le commissaire est bon enfant…

Le directeur ― Ma foi non.
Monsieur Badin ― Eh bien ! monsieur, c’est une chose épouvantable, et c’est là ma vie, cependant. Tous les matins, je me raisonne, je me dis : « Va au bureau, Badin ; voilà plus de huit jours que tu n’y es allé ! » Je m’habille, alors, et je pars ; je me dirige vers le bureau. Mais ouitche ! j’entre à la brasserie ; je prends un bock..., deux bocks..., trois bocks ! Je regarde marcher l’horloge, pensant : « Quand elle marquera l’heure, je me rendrai à mon ministère. »
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