Résumé

Georges Delmas, Compte-rendu du 30 juillet 1944 sur l’attaque de Souillac 1944

Le fusil mitrailleur du groupe avancé du secteur II, placé sur la falaise de la route ouvre le feu sur les camions et prend tout le convoi d’enfilade. Les balles pleuvent un peu partout sur les camions. D’un seul coup, c’est la panique. Si, auparavant, le convoi marchait à vive allure et allègrement, il n’en est plus de même maintenant : c’est l’arrêt brusque. Toutes les voitures s’arrêtent : on voit par la pensée le geste des conducteurs cherchant à arrêter rapidement leur véhicule.
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Georges Delmas, Compte-rendu du 30 juillet 1944 sur l’attaque de Souillac 1944

L’officier met son détachement en marche et en route pour Souillac où il a semble-t-il hâte d’arriver. Malheureusement pour lui, il a le poste dit « La cuve à goudron » qu’il faut franchir. Il ne s’en doute pas.
Le poste est placé à un tournant prenant d’enfilade toute la route. Le chef qui commande n’est pas homme à se laisser influencer par l’arrivée massive de ce convoi. Non seulement il dispose de deux fusils mitrailleurs mais aussi d’une mitrailleuse. Il a ses armes en position et prêtes à tirer : les hommes couchés sont invisibles. Lui observe. Le convoi arrive.
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Georges Delmas, Compte-rendu du 30 juillet 1944 sur l’attaque de Souillac 1944

Les Allemands ne poussent pas, ne poursuivent pas.Ils sont indolents quoique jeunes, très jeunes. Enfin, le convoi se remet en route pour Souillac mais ça ne marche pas très bien. Les moteurs sont touchés, les mises en marche difficiles et ce n’est qu’attachés les uns aux autres que les camions peuvent arriver non sans avoir encore une fois essuyé le feu au pont de Lauzac. Il était temps, le convoi n’en peut plus. Il faut à tout prix revoir les moteurs, posséder aux réparations nécessaires avant de prévoir une poussée plus en avant.
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