Résumé

Henri Fabry Simple lettre d'un républicain au comte de Chambord (1879)

L'histoire des siècles n'est que la marche lente ou rapide des peuples vers la libre disposition d'euxmêmes. Heureux les monarques qui comprennent leur devoir : le flot de la démocratie monte tous les jours, il s'irrite des obstacles ; pour le contenir, il faut le laisser passer. Si les rois survivent longtemps, ce ne sera qu'à la condition de ne pas gouverner. Voilà, Majesté, ce que vous crie l'expérience de tous les jours.
Source : Gallica

Henri Fabry Simple lettre d'un républicain au comte de Chambord (1879)

Il vint un jour où les rois furent bousculés d'importance. Dieu sait quelle revanche on prit ! Aujourd'hui, nous sommes radoucis, bien indifférents, ma foi, à votre égard. Le temps est loin des haines et des amours violents. Je bénis le progrès qui me fait vous écrire en sécurité, sans bassesse ni outrage. J'en reste là; nous verrons tantôt si la République aura à se louer de vous et si votre devoir et votre intérêt réunis auront raison des courtisans, des coteries, et de vous-même.
Source : Gallica

Henri Fabry Simple lettre d'un républicain au comte de Chambord (1879)

Eh bien, vous êtes fils des rois et croyez tenir, de je ne sais où, un pouvoir surhumain. Autrefois vos aïeux n'auraient eu garde d'obéir à la volonté de leurs sujets ; aujourd'hui cette volonté fait loi, et s'y soumettre n'est point déshonorant. Étant haut.placé, vous devez donner l'exemple ; quelle leçon pour les petits hommes d'État qui se font un titre de gloire d'aboyer après la République. Sachez-le, Majesté, le trône quitté, vous n'en serez pas moins grand devant l'opinion. Si élevés que soient les trônes, les nations les dominent et en disposent.
Source : Gallica

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