Henri Lefort

Résumé

Henri Lefort Chants de haine. Deuil et foi (1855)

Quoi qu'on fasse, il sera compris, et désormais Le monde qui le sait, ne l'oubliera jamais.
Ma raison ne peut croire aux présages funèbres, Et je ne tremble pas au milieu des ténèbres.
Le Progrès, dans la nuit, peut reculer d'un pas ; Son feu sacré pâlit, mais il ne s'éteint pas.
Ce siècle est grand : il cherche, il produit, il invente ; La Force aveugle cède à la Force savante.
La Science grandit, l'Ignorance décroît.
La Raison est le pape, à qui le monde croit.
Source : Gallica

Henri Lefort Chants de haine. Deuil et foi (1855)

Parfois sur les abus sa colère déborde, Mais il n'est jamais sourd à la miséricorde ; Et le peuple, agité par la rebellion, Est doux comme un enfant et fort comme un lion.
Il était fou de haine, il est fou de clémence ; Il a de la bonté la sublime démence ; Les rayons de l'amour pénètrent dans son cœur, Un jour il est le maître, et, de son bras vainqueur, Il brise l'échafaud, il détruit l'esclavage.
Source : Gallica

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