Henri Lefort

Élements biographiques

Henri Lefort En avant : épître à Louis Bouilhet auteur de "Mme de Montarcy" (1856)

Mettez-le sur la scène et que le drame anime Sa figure à la fois triviale et sublime ; Oubliez les palais, les rois, les courtisans Pour les hommes du peuple, ouvriers, paysans.
Montrez-nous ce qui bat d'espoir et de souffrance Dans le cœur de ces gueux , le vrai cœur de la France.
Dans le peuple puisez vos inspirations, Dites-nous ses douleurs, ses mœurs, ses passions, Ses luttes, ses amours, ses vertus et ses crimes ; Vivez dans ce milieu plein de drames sublimes.
Source : Gallica

Henri Lefort Chants de haine. Deuil et foi (1855)

Quoi qu'on fasse, il sera compris, et désormais Le monde qui le sait, ne l'oubliera jamais.
Ma raison ne peut croire aux présages funèbres, Et je ne tremble pas au milieu des ténèbres.
Le Progrès, dans la nuit, peut reculer d'un pas ; Son feu sacré pâlit, mais il ne s'éteint pas.
Ce siècle est grand : il cherche, il produit, il invente ; La Force aveugle cède à la Force savante.
La Science grandit, l'Ignorance décroît.
La Raison est le pape, à qui le monde croit.
Source : Gallica

Henri Lefort Chants de haine. Deuil et foi (1855)

Parfois sur les abus sa colère déborde, Mais il n'est jamais sourd à la miséricorde ; Et le peuple, agité par la rebellion, Est doux comme un enfant et fort comme un lion.
Il était fou de haine, il est fou de clémence ; Il a de la bonté la sublime démence ; Les rayons de l'amour pénètrent dans son cœur, Un jour il est le maître, et, de son bras vainqueur, Il brise l'échafaud, il détruit l'esclavage.
Source : Gallica

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