Jacob et Wilhelm Grimm

Résumé

Jacob et Wilhelm Grimm Frérot et sœurette

Chaque matin elle sortait et rapportait des racines des baies et des noisettes et pour le chevreuil, elle ramenait de l’herbe fraîche et grasse qu’il lui mangeait dans la main, c’était un plaisir et il jouait autour d’elle. Le soir, lorsque sœurette était fatiguée et après avoir dit ses prières, elle posait sa tête sur le dos du chevreuil, cela faisait comme un coussin sur lequel elle pouvait paisiblement s’endormir. Si seulement Frèrot avait eu une apparence humaine, ç’aurait été une vie magnifique.
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Jacob et Wilhelm Grimm Frérot et sœurette

Sœurette fondit en larmes et dit :
—"Ils vont te tuer et je resterai, ici, seule dans la forêt, abandonnée du monde, je ne te laisserai pas sortir.
— « Et je mourrai d’ennui » répondit le chevreuil, « quand j’entends le son du cor, je dois sauter dans mes bottes ! » Alors Sœurette ne put rien n’y faire et referma la porte sur lui avec le cœur gros. Le chevreuil en pleine forme, bondit joyeusement vers la forêt.
Lorsque le roi l’aperçut, il ordonna à ses chasseurs :
— « Poursuivez le tout le jour, jusqu’à la nuit, mais sans le blesser. »
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Jacob et Wilhelm Grimm Frérot et sœurette

Lorsque la nuit fut venue, il s’en retourna à la maisonnette, et frappa à la porte en déclarant :
« Chère Sœurette, laisse moi entrer ! » Alors la porte s’ouvrit, et il s’engouffra à l’intérieur et se reposa toute la nuit sur une couche douillette. Au petit matin la chasse reprit et lorsque le chevreuil entendit le son du cor et les ho ho ! des chasseurs il ne tint plus en place et demanda :
— « Chère Sœurette, ouvre moi, je dois sortir. »
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