Jean-Baptiste Renaud

Résumé

Jean-Baptiste Renaud Lettre d'un propriétaire aux ouvriers… (1831)

Si nous allons lever des contributions chez les peuples qui sont pour nous, les peuples qui sont pour nous se tournerontbien vite contre nous. Si, au contraire, pour rester bons amis, nous ne leur faisons pas payer les frais de la guerre, nous ferons donc la guerre à nos frais? car il faut toujours que quelqu'un paie.
Voilà pourquoi, parlant aux ministres avec l'indépendance et la franchise d'un homme libre, je leur dirai : Ministres, épargnez le sang et les sueurs du peuple; mais laissez crier les bavards, et repoussez les ambitieux et les émeutes.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Renaud Lettre d'un propriétaire aux ouvriers… (1831)

Cela veut dire que les ambitieux voudraient qu'en conséquence de la révolution de juillet, on leur donne des bonnes places. Et comme il n'y a pas autant de bonnes places qu'il y a d'ambitieux, il en résulte que les ambitieux sans places disent qu'on leur refuse les conséquences de la révolution. Il faudrait donc faire tous les ans une révolution nouvelle pour contenter les ambitieux. Ce n'est pas la peine : car, en définitive, c'est nous ,
c'est le peuple, qui paie les pots cassés.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Renaud Lettre d'un propriétaire aux ouvriers… (1831)

Pour en triompher, il faut la guerre, et pour la guerre, il faut de l'argent. Comment avoir de l'argent? en augmentant les impositions; il n'y a pas d'autres moyens. Donc, en définitive, c'est encore le peuple qui paiera. Voilà pourquoi le gouvernement, qui aime le peuple, réfléchit avant de faire la guerre pour les Polonnis, et je l'en félicite, d'autant plus que le gouvernement les aime aussi, les Polonais, qu'il tient en respect les Autrichiens et les Prussiens pour les empêcher de se mettre contre eux
Source : Gallica

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