Joseph Poisle Desgranges, Épître à Bismarck, aux mânes des victimes de la guerre et du bombardement de Paris
“ Et j’ai suivi Guillaume avec ses bataillons... Je ressentis bientôt ce qu’un soldat endure, La faim, hélas ! la faim sur une couche dure. « Cherche ton pain ! m’a dit un vieux sergent rétif : On n’a rien en dormant ; montre-toi plus actif. Ce n’est pas au soleil que naquit l’émeraude ; Elle est au fond du sol. Va donc à la maraude ! Le pillage est ton droit, le meurtre est un besoin ; Bismarck a tout permis quand nous serions au loin... » Le mal qu’on nous conseille, on l’apprend bien sans livre, Je l’ai commis tout seul ; le crime m’a fait vivre. ”
