Résumé

L'abdication de Bonaparte (1815)

Ils n'étoient donc pas les représentans de la nation française , ces députés qui ont secondé les paternelles intentions du Roi, avec l'approbation unanime de toute la France ! Et vous vous intitulez la nation française, vous choisis par le tyran, vous appelés par lui, vous ses lâches et serviles adulateurs, vous ses odieux complices ! Je le répète : la nation française vous rejette : elle vous connoît : instruite par une funeste expérience, elle sait ce que c'est que votre affreuse liberté, et elle n'en veut plus. Le ciel l'en préserve!
Source : Gallica

L'abdication de Bonaparte (1815)

Tout habiles qu'ils sont à faire trouver vrai ce qui est faux, et faux ce qui est vrai, ils sentent bien que tout leur art est insuffisant pour couvrir, même pour déguiser la honte d'une fuite aussi lâche et d'une impéritie aussi marquée. Ou lui déclare que son abdication est indispensable
Source : Gallica

L'abdication de Bonaparte (1815)

Il vous sied bien d'invoquer la liberté ! Quoi ! vous parlez de liberté, vous, les artisans ou les fauteurs de la plus infâme perfidie pour opérer le retour du tyran le plus féroce qui ait jamais existé, de ce même tyran, à la chute duquel la France entière avoit applaudi avec des transports de joie si vifs et si unanimes ! Vous parlez de liberté, vous qui avez eu la bassesse de flatter le tyran, d'être les complices de ses vexations ,
(1) L'Europe n'a pas besoin d'autre Manifeste : tout est contenu dans ce peu de mots,
(7) de ses cruautés, de ses fureurs ! Ah !
Source : Gallica

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