“ De Marsac Je la connais cette histoire, pour l’avoir vue dix fois autour de moi. Le mari est entraîné malgré lui, oui, malgré lui. Avec le cercle, le jeu, l’ancienne vie de garçon le reprennent. Finies les douces caresses, les baisers dérobés et rendus. C’est à peine si la délaissée attire ses regards ; elle est trop naïve, trop simple. Blanche Trop aimante. De Marsac Trop aimante si vous voulez, mais aussi trop popotte. Et alors le mari, pour fuir l’ennui, court Dieu sait où, Dieu sait avec qui ; où plutôt non, il ne le sait pas, Dieu, car il le défendrait à coup sûr. ”
Citations de La Lune de miel parlementaire ()
“ BLANCHE, DE MARSACDe Marsac (se levant) Je vais vous quitter, ma chère, et vous souhaiter une bonne nuit. Dormez bien et ne rêvez pas trop, car les songes roses sont songes d’enfant, et maintenant que vous voilà une grande personne, il faut être raisonnable. (Il s’approche pour l’embrasser au front, il s’arrête tout à coup, il aperçoit le petit bonnet garni de dentelles qui est sur ses genoux. Il le regarde avec curiosité pendant que Blanche baisse les yeux, troublée) Oh le joli bonnet, vous travaillez comme un ange, en admettant que les anges se livrent aux travaux de couture. ”
“ De Marsac Ou deux... Blanche La femme, indulgente, sourit. De Marsac L’homme a besoin de distraction. Blanche N’est-ce pas ? Et puis elle l’aime tant. Peu à peu, monsieur ne rentre que pour les repas, la femme s’inquiète, s’attarde, interroge ? Elle craint pour son bonheur, elle devient coquette, provoquante, utilise toutes les ressources de son esprit et toutes les ingéniosités de son cœur. Peine perdue. De Marsac Le pli est pris. Blanche Comme vous dites, enfin, le mari vient à peine ; il donne des prétextes, tous meilleurs les uns que les autres. ”
