Résumé

(Lettre adressée par des négociants français de la colonie du Sénégal au ministre des finances pour le prier de rapporter le décret du gouvernement de la défense nationale du mois d'octobre 1870… (1873)

La Banque ne peut donc fournir qu'une somme tout à faït insuffisante de traites au commerce ; les commerçants sont ainsi obliges de garder dans leurs coffres des billets qui ne leur servent absolument à rien. Il leur est impossible de payer leurs correspondants d'Europe, et ces correspondants se refusent naturellement à augmenter leur découvert; pendant ce temps, le commerçant du Sénégal voit son mouvement de marchandises interrompu, et ses frais généraux courant toujours, il se voit menacé par la ruine.
Source : Gallica

(Lettre adressée par des négociants français de la colonie du Sénégal au ministre des finances pour le prier de rapporter le décret du gouvernement de la défense nationale du mois d'octobre 1870… (1873)

Les commerçants ayant besoin de faire des remises en France pour renouveler leurs marchandises vont à la Banque réclamer des traites en échange de leurs billets; ces billets, en effet, we peuvent avoir d'autre issue ; il est impossible de les expédier en France où ils n'ont pas cours, ni être donnés aux cultivateurs de l'intérieur, qui n'en veulent pas, en échange de leurs denrées. La Banque seule peut donc les reprendre contre des traites.
Source : Gallica

(Lettre adressée par des négociants français de la colonie du Sénégal au ministre des finances pour le prier de rapporter le décret du gouvernement de la défense nationale du mois d'octobre 1870… (1873)

Mais cet établissement de Crédit ne peut fournir qu'une somme de traites égale à celle que le Trésorier colonial lui donné, car il est indispensable qu'elle fasse la provision en France, et cette provision ne peut être faite qu'avec des traites du Trésor.
Source : Gallica

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