Jean-Baptiste Say

Jean-Baptiste Say

Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Say Jean-Baptiste Say Journal des économistes

Le public, qui savait que la Banque avait été obligée de prêter à Bonaparte vingt millions de ses billets, et voyant sur les bras de ce prince l’Autriche et la Russie, le crut perdu et se porta en foule à la Banque pour avoir le remboursement de ses billets. Elle en suspendit le payement en décembre 1805. La bataille d’Austerlitz eut lieu le 2 décembre. La capitulation de Presbourg fut la suite de cette victoire. Bonaparte devint maître, plus que jamais, des ressources de la France. Il s’acquitta envers la Banque, qui reprit ses payements au commencement de 1806.
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On commença par en établir à Lyon et à Rouen. Ces comptoirs mirent en circulation des billets et prirent des lettres de change à l’escompte ; les négociants de ces deux villes, moins confiants que ceux de Paris, profitèrent de la facilité des escomptes, mais firent peu d’usage des billets. Presque tous ceux qui étaient émis revenaient à remboursement ; et il est à remarquer que ce n’est guère qu’à Paris que les billets au porteur, soit de l’ancienne caisse d’escompte, soit de la Banque, ont jamais eu un cours assuré.
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En conséquence, le 18 janvier, lorsque les porteurs de billets, poussés par la crainte, se présentèrent en foule pour obtenir le remboursement de leurs billets, elle fut obligée, non d’en suspendre complètement le payement, mais de réduire le remboursement à cinq cent mille francs par jour. On ne payait qu’un seul billet de mille francs à chaque personne.
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