Résumé

Plus d'emprunts. La banque de France et l'inutilité de l'emprunt projeté de 350 millions (1883)

Si le gouvernement, dira-t-on, veut jouir de ce droit, il se mettra à dos la Banque qui, dans certaines circonstances, lui refuserait son concours.
Je dirais alors encore non! et cent fois non! car la Banque sait fort bien que le monopole qui lui a été concédé pourrait, à un certain moment, l'être à une autre société et que, d'un autre côté, pour sa sécurité même, elle sent qu'elle aurait endans des jours difficiles, dans des jours malheureux, un appui dévoué, un soutien fidèle, un protecteur indispensable.
Source : Gallica

Plus d'emprunts. La banque de France et l'inutilité de l'emprunt projeté de 350 millions (1883)

N'est-il pas vrai que la France seule doive en revendiquer la propriété, le profit, l'héritage pour mieux dire? De même qu'il est juste qu'une mère hérite de ses enfants morts avant elle, de même la Banque doit à la France le remboursement des billets perdus dont le montant ne se trouve chez elle qu'à titre de dépôt temporaire et qu'à la présentation de ces mêmes billets perdus, elle devrait les rembourser ?
Source : Gallica

Plus d'emprunts. La banque de France et l'inutilité de l'emprunt projeté de 350 millions (1883)

La Banque de France en serait-elle moins riche?
Non ! puisque la somme qu'elle aurait versée à l'Etat est destiné à cet effet. L'Etat y gagnerait une somme assez considérable qui lui permettrait de ne pas effectuer l'emprunt projeté de trois cent cinquante millions, qui ne ferait que grossir la dette publique, arrivée au chiffre effrayant de trente et quelques milliards,
Le commerce verrait circuler les capitaux qui dorment actuellement dans les caves de la Banque et qui trouveraient un élément à leur juste destination.
Source : Gallica

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