Louis Andrieux

Résumé

Louis Andrieux La paix et la république (1871)

Là est encore un espoir; car l'écrasement de la France par la Prusse, c'est l'amoindrissement de toutes les nations voisines.
M'objectera-t-on que la guerre à outrance est nécessaire parce qu'une paix onéreuse entraînerait la chute de la République? Je ne puis l'admettre. L'empire seul est coupable de la guerre ; lui seul restera responsable de ses désastreuses conséquences, et le pays saura gré à la République d'avoir mis fin aux maux qu'il endure.
La République ne peut périr en France que par une restauration qu'imposerait la Prusse victorieuse.
Source : Gallica

Louis Andrieux La paix et la république (1871)

Non ! les Républicains qui demandent la guerre jusqu'à l'épuisement ou à la victoire n'ont pas renié leurs principes ! Mais ils se persuadent qu'une paix humiliante serait le tombeau des institutions nouvelles. Ils veulent que la République donne à la patrie la gloire avec la liberté. Ils demandent à l'histoire des leçons inapplicables au temps présent : séduits par les nobles exemples de nos pères de 92, ils veulent suivre leurs traces, et nous conduisent, . sans s'en douter... à une restauration monarchique! Ce n'est pas seulement la patrie, c'est surtout la République qui est en danger!
Source : Gallica

Louis Andrieux La paix et la république (1871)

Légitimistes et Orléanistes doivent ajourner leurs espérances ; nous aurons le temps de les déjouer, en faisant aimer les institutions républicaines.
Et qui donc, à part une minorité attachée par intérêts ou par des souvenirs de famille à une dynastie, ne se rallierait sincèrement à une République, respectueuse des droits de tous, c'est-à-dire à la seule République qui puisse sortir d'une Chambre élue par le suffrage universel?
Bourgeois et paysans, soucieux de vos intérêts, vous savez bien qu'une telle assemblée ne donnera le pouvoir qu'à des hommes dignes de votre confiance.
Source : Gallica

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