Résumé

Louis Saint-Cyr Notice sur l'état des veuves dans les Indes (1859)

D'un autre côté, les hommes pouvant se remarier plusieurs fois, et l'usage leur défendant d'épouser une veuve, il n'est pas rare de voir des vieillards plus que sexagénaires s'unir à des enfants à peine nubiles. Le concours de ces unions précoces et de ces alliances surannées, dans un climat surtout où le choléra décime régulièrement la population, et sévit de préférence dans les rangs des jeunes gens et des vieillards, laisse chaque année un grand nombre de veuves à peine parvenues à l'adolescence et déjà néanmoins condamnées pour toute leur vie à un célibat forcé.
Source : Gallica

Louis Saint-Cyr Notice sur l'état des veuves dans les Indes (1859)

L'humilité, la soumission, l'esprit de pénitence et de travail, doivent être les bases de cette Œuvre, comme la charité et le zèle doivent en être le couronnement.
Or, d'après l'expérience que nous avons des mœurs de l'Inde, nous pouvons dire que 7 francs 50 centimes suffisent par mois pour la nourriture et l'entretien de chaque religieuse, et 5 francs sont assez pour celles du tiers-ordre. Cette petite somme leur sera en partie assurée par leur travail, et en partie accordée par la Mission comme gratification et aumône.
Source : Gallica

Louis Saint-Cyr Notice sur l'état des veuves dans les Indes (1859)

La Religion chrétienne respecte et honore les veuves qui consacrent leurs jours au service de Dieu et à la pratique des bonnes oeuvres. Elle autorise et sanctionne le mariage de celles qui veulent passer à d'autres noces. Le paganisme indien, et des préjugés qui remontent à près de vingt siècles, ont rendu et rendent encore leur condition bien différente dans les vastes régions de l'Hindoustan. Le veuvage est regardé dans toutes les classes comme un état flétrissant, et dans les hautes castes les veuves ne peuvent jamais se remarier.
Source : Gallica

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