Résumé

M. l'abbé Lindet. Le refuge du Petit-Chatelet à Alençon (1875)

La mémoire du juste durera; il ne craindra point les mauvais discours des hommes.
C'est qu'en effet M. Lindet a été un vrai juste, plus qu'un juste, un saint. Il siérait mal à une plume laïque de tenter de dire sa sainteté ; du moins peut-elle essayer de raconter ce qui a été connu de sa vie par ceux qui ont pu la voir dans son œuvre extérieure, et de déposer dans ces lignes l'hommage de la gratitude publique.
M. Lindet est né à Alençon, le 5 mars 1803, d'une
famille de tisserands, qui dut à des habitudes incessantes de travail et de probité une aisance modeste.
Source : Gallica

M. l'abbé Lindet. Le refuge du Petit-Chatelet à Alençon (1875)

Même parfois il se laissait tenter par quelque vieille toile enfumée, aimant l'art sans le bien connaître.
Il fut nommé aumônier des prisons d'Alençon le 14 décembre 1850, besogne difficile et ingrate. Il s'y attacha avec l'ardeur du ministre de Celui qui est venu pour sauver les pécheurs. Aucune des infirmités morales qu'il avait à toucher dans ce séjour de toutes les misères humaines, ne le rebutait, et il apportait dans leur traitement une persistance de charité et de dévouement
qui finissait par entamer les natures les plus rebelles et les plus dures.
Source : Gallica

M. l'abbé Lindet. Le refuge du Petit-Chatelet à Alençon (1875)

De l'échange de la charité mutuelle du prêtre et des sœurs germe un projet généreux; mais, au point de vue des ressources, bien téméraire, celui de la création d'une maison de refuge à Alençon.
M. l'abbé Lindet qui n'avait Jamais apprécié l'argent pour lui-même, se mit à calculer; ses ressources personnelles étaient bien bornées, et s'étaient trouvées encore diminuées par des placements où son obligeance avait eu plus de part que sa prudence ; il avait pour lui le nécessaire et c'était tout.
Il lui importa peu. Dieu qui lui avait montré le bien à faire lui subviendrait.
Source : Gallica

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