Résumé

Marmier Revue des Deux Mondes

Si les étudians n’aspirent pas aux stipendes, ils n’ont nul examen à subir en entrant à l’université, et nul examen pendant toute la durée de leurs études, mais un seul à la fin, et celui-ci est définitif. Il donne la promotion de docteur à l’étudiant en philosophie et en médecine, et il donne au théologien et au juriste le titre nécessaire pour recevoir une place. De là vient que les études sont ordinairement ici de plus longue durée que dans les universités où cet examen en entraîne encore une autre. Les élèves restent ici quatre ans, souvent cinq, quelquefois six.
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En général cependant, les élèves de l’université de Kiel se distinguent par leur soumission à toutes les règles de discipline, par leur caractère calme, positif, réfléchi. Les sciences spéculatives leur offrent peu d’attraits, et la poésie ne les séduit pas. Tout ce pays de Schleswig et de Holstein est très peu poétique. C’est peut-être, comme me le faisait remarquer un professeur, la seule province d’Allemagne où l’on ne trouve pas un volkslied, et les étudians conservent, sous le régime universitaire, l’esprit d’application, l’esprit pratique qui forme un des caractères de leur nationalité.
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Chaque professeur, en entrant en fonctions, doit payer, pour la bibliothèque, 12 thalers (57 fr.) . Chaque étudiant, à sa promotion de docteur, en doit payer 8. Elle reçoit aussi une partie des droits d’inscription, une partie des amendes imposées aux étudians. Tous ces tributs lui rapportent, par année, environ 250 thalers. Le gouvernement lui en donne 1000. C’est là son revenu. Elle est ouverte au public deux fois par semaine ; mais on prête des livres à tous les étudians qui en demandent, sur la simple recommandation d’un professeur.
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